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Pont-Aven



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Pont aven

Toponymie. Du vieux-breton aven qui signifie rivière, rivière de Pont-Aven, en breton modern Pont-Aën et dont l'une des sources est située près du village de Pen-Aven.


Pont-Aven ainsi que Nizon sont des démembrements de la paroisse primitive de Melgven. Pont-Aven (ancien village de Nizon) est un lieu-dit qui doit son nom au pont établi sur la rivière Aven et dépend des deux paroisses que sont Nizon et Riec-sur-Belon. Pont-Aven est une trève de Nizon jusqu'à la Révolution. Pont-Aven est érigé en commune en 1790 au détriment de Nizon et de Riec-sur-Belon, puis en paroisse en 1805. Pont-Aven dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

Niché à la pointe sud du Finistère, Pont-Aven connaît sa célébrité en partie grâce à Paul Gauguin (1848-1903) qui y séjourna entre 1886 et 1894. Inspiré par les hommes et les paysages, le peintre y forge son style et devient le chef de file de l’Ecole de Pont-Aven et le maître des Nabis.


Bien avant les années 1880, de nombreux artistes étrangers avaient pris également pension, surtout en été, à Pont-Aven, en particulier des Américains, comme Robert Wylie (qui découvre l'endroit et convainc certains collègues anglo-saxons de l'accompagner1), des Britanniques et des Polonais. Des marchands de couleurs et des galeries s’installent et la municipalité encourage le mouvement en autorisant les débits de boissons à rester ouverts jusqu’à 22 heures.

Comme les autres aubergistes locaux, Julia Guillou (1848-1927) surnommée « Mademoiselle Julia », propriétaire de l’hôtel des Voyageurs, a compris le parti qu’elle pouvait tirer de l’afflux des peintres en construisant une annexe avec une nourriture de qualité et des prix bas. Comme en d’autres lieux publics, la salle à manger a été décorée par des artistes qui payent parfois en tableaux.

L'aubergiste bretonne, Angélique Marie Satre (1868-1932), surnommée « la belle Angèle », fut immortalisée en 1889 par Paul Gauguin dont l'œuvre, La Belle Angèle (1889), est conservée à Paris au musée d’Orsay. Les artistes sont séduits par les paysages champêtres bordant parfois l’estuaire de l’Aven ou la belle côte rocheuse, ils prennent souvent pour modèles les habitants vaquant à leurs occupations ou les jeunes femmes qui acceptent de poser.

La pension Gloanec tenue par Marie-Jeanne Gloanec née Le Glouannec (1839-1915), surnommée « la mère Gloanec » a également été un haut lieu de l’école et fut même l’endroit où se rencontrèrent Paul Gauguin et Émile Bernard. Certains des peintres de l'École de Pont-Aven ont séjourné à la pension Julia, de Port Manec'h, à l'embouchure de l’Aven. Ils ont aussi fréquenté le village du Pouldu situé dans la commune de Clohars-Carnoët, à l’embouchure de la Laïta.




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