Traditions
La tradition voulait que les jeunes filles en mal de mari s'assoient sur la dalle les jupons relevés lors d'une nuit de pleine lune. Les femmes en mal d'enfant pouvaient également venir s'y frotter pour favoriser la conception.
C'est pour contrer ces pratiques païennes que le clergé aurait décidé la christianisation du mégalithe par l'adjonction d'une croix, à une époque indéterminée.
Né dans une famille trégorroise, professeur de lettres, Anatole Le Braz se découvre une vocation littéraire, où la Bretagne tient la première place.
A lire : Anatole Le Braz
Ayant reçu de son père instituteur la maîtrise de la langue bretonne et le goût des chants, il se mêle intimement à la vie du peuple, dont il se sait être l’un des derniers témoins. Élève brillant, il refuse de faire une carrière professorale en dehors de Bretagne pour maintenir son enracinement.
Initié au collectage par Luzel, il publie avec lui en 1890 un recueil de chants, les Soniou Breiz-Izel. Élargissant son travail aux contes et au théâtre, il fait preuve d’un souffle puissant d’écrivain en embrassant la poésie comme le roman. Ne ménageant pas sa peine pour explorer le tréfonds de l’âme bretonne, il réalise des enquêtes sur les croyances, les coutumes et les récits légendaires, qui aboutissent en 1893 à La Légende de la mort en Basse-Bretagne, une œuvre magistrale complétée par de multiples éditions ultérieures.
Militant de la bretonnité
“La conscience du passé est un levain de vie”, aime-t-il à répéter. Homme engagé, animé par le fait de promouvoir le patrimoine historique et culturel de son pays, il crée en 1898 l’Union régionaliste bretonne, dont il devient le premier président. Ses talents oratoires lui permettent de servir la Bretagne jusqu’à l’étranger, où il donne de nombreuses conférences. Pénétré de la mentalité populaire, il n’a de cesse de maintenir l’enthousiasme d’une identité bretonne dont il défend la résurgence.
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